UDC. Union Démocratique du Centre.
Un nom connu par tous les suisses tellement on en a parlé ces derniers temps dans les journaux. Un nom controversé, qui cache bien des choses. Comme des mystères, d'ailleurs.
On pense notamment au nom. Union Démocratique du Centre. Le problème, c'est que l'UDC est carrément à droite. Au fond à droite, juste en face de la cuisine, d'ailleurs, où Brélaz mange un morceau.
Ce parti est également très populaire. Et – je le dis de manière tout à fait neutre – ce parti est provocateur. Et ça marche.
Pourquoi est-il si populaire ? Je n'en ai pas l'ombre d'une idée. Certes, comme partout, il y a du bon et du mauvais. Mais je n'en vois pas beaucoup, de côté bon. Et je souhaite dire un mot sur ce que je pense, avec le plus de modération possible.
Ce parti me semble dangereux. Blocher me semble dangereux. Quand on lit dans les journaux les publicité vantant les mérites de l'UDC, on voit les buts précis de ce parti : diminution de la criminalité étrangère. Et les Suisses, ne sont-ils pas autant capables de criminalité ? Pourquoi insister sur le fait que la criminalité qu'il faut diminuer est étrangère ? Beaucoup, en lisant ceci, diront « ils sont racistes ». Je parlerais plutôt de xénophobie. Xénophobie signifie “peur de l'autre”. Et je pense que nous, Suisses, avons peur des étrangers. Peur qu'ils nous piquent des places de travail. Peur qu'ils soient dangereux. Peur qu'ils bousculent notre tranquillité. Peur qu'ils nous amènent des conflits.
En disant ceci, je ne dis rien de péjoratif. J'observe. Et le mot “racisme” signifie largement de la violence, de la haine. Si je reste neutre, j'exprimerai de la “peur de l'autre”, donc de la xénophobie.
Pourquoi je n'utilise pas de mots plus grinçants, de phrases piquantes ? Tout simplement parce que je connais des personnes qui sont pour l'UDC, et que je ne veux pas les écraser, sachant que j'ai de l'estime pour ces personnes.
Mais revenons à nos moutons – si j'ose dire. Suivre l'UDC, et même si on est pas d'accord avec tout ce qu'ils pensent, c'est suivre indirectement l'expulsion d'étrangers honnêtes qui apportent grandement à notre cher pays.
J'ai un exemple. Aux cours de théâtre, nous avons un professeur d'origine espagnole. Il est génialissime et il m'a appris, et m'apprend toujours, plein de choses. C'est un mec en or. Et on ne sait toujours pas si il va être expulsé, ou si il va pouvoir rester en Suisse sans plus de soucis à se faire.
Suivre l'UDC, c'est continuer à expulser des gens comme ce prof de théâtre. Et c'est un gâchis énorme. Les criminels qui demandent à vivre en Suisse et qui n'apportent rien d'autre que de la violence dans notre pays, là, je dis pas qu'il faut les accepter.
Et c'est là le gros soucis. Il faudrait examiner chaque personne venant en Suisse, et suivre son comportement. Mais ça, c'est un boulot colossal.
Bref. C'est un “beau bordel”.
Moi, je n'ai pas encore le droit de vote. Mais j'ai le droit de parler. Et ça, c'est déjà une belle liberté.
A bon entendeur, salut !